Un OS social pour l’entreprise ? Du social graph au business graph
L’analogie de l’OS (système d’exploitation) est très utilisée depuis quelques années. Elle permet d’expliquer simplement la complexification des systèmes sociaux et d’information. A titre d’exemple, elle a pu être utile pour expliquer le rôle qu’internet pourrait jouer en tant que système d’exploitation “dans les nuages” ou celui de Facebook ou Twitter par rapport aux réseaux sociaux.
Elle est aussi très utile pour comprendre quel devrait être l’impact des réseaux sociaux sur l’entreprise.
Qu’est-ce qu’un OS ?
Un système d’exploitation est un “ensemble de programmes responsable de la liaison entre les ressources matérielles d’un ordinateur et les applications informatiques de l’utilisateur” (Wikipedia). Il gère et coordonne les différentes activités et alloue des ressources aux différentes applications qui en ont besoin. Il gère aussi les périphériques et les outputs
Dire qu’internet est un OS revient à dire qu’il est composé d’un ensemble de programmes qui permettent l’exploitation des ressources matérielles d’un ensemble d’ordinateurs ou serveurs (sinon de tous) par l’ensemble des applications qui transitent par internet. Dire que Facebook est un OS revient à dire qu’il permet l’exploitation des ressources sociales (données personnelles et social graph, fondamentalement) des individus par un ensemble d’applications sociales.
L’entreprise a-t-elle un OS ?
Nous sommes dans l’analogie, évidemment, mais ne pourrait-on pas dire que le fonctionnement de l’entreprise industrielle à été régi par quelques grands principes directeurs, qui gouvernaient l’exploitation de ses ressources par les collaborateurs ? Pour aller plus loin dans cette analogie de l’entreprise comme un système d’information (ordinateur me semblant un peu restrictif), on pourrait définir:
- Des utilisateurs, qui sont tout simplement les différents collaborateurs de l’entreprise (et aujourd’hui, que de plus en plus, ses partenaires et ses clients);
- Des ressources, fondamentalement son capital, ses collaborateurs et ses connaissances (différentes ici de ses savoirs).
- Des applications, c’est-à-dire l’ensemble de pratiques ou activités que les employés réalisent pour 1) gérer l’entreprise, 2) la développer, 3) réaliser ses activités commerciales.;
- Un OS, c’est-à-dire l’ensemble de principes et de procédures qui permettent la coordination des différentes activités de l’entreprise et l’allocation de ses ressources.
Dans l’entreprise industrielle classique, je dirai que l’OS est composé par l’organisation hiérarchique (représentée par l’organigramme), les principes de management tayloriens (et leurs évolutions) et la culture d’entreprise représentée par ses pratiques managériales et ses façons de travailler.
Cet OS a été efficace pour régir le fonctionnement de l’entreprise industrielle, malgré les critiques qu’il suscite aujourd’hui. Dans mon esprit, l’entreprise industrielle fonctionnait correctement autour de cet OS parce qu’elle avait le temps pour elle (le rythme de changement était moins élevé qu’aujourd’hui) et que la complexité (interne, de son organisation, et externe, des conditions concurrentielles) était faible. Si cet OS grince aujourd’hui, c’est surtout parce qu’il a du mal à s’adapter à l’accélération du changement et à la complexification interne et externe:
- Les principes de management tayloriens subsistent, mais la division des tâches et leur contrôle par la hiérarchie est difficile à légitimer entre “travailleurs du savoir” et management, et le rôle même de management (allocation de responsabilités, courroie de transmission, contrôle) est difficile à tenir alors que l’organisation autour n’est pas stable sur ses principes,
- Les façons de travailler sont menacées de l’extérieur (efficacité des modes de travail des auto-entrepreneurs, par exemple) et de l’intérieur (stress en augmentation et qualité de vie au travail en diminution),
- Enfin, l’entreprise voit coexister plusieurs modèles d’organisation, le projet, le réseau informel, à côté de la hiérarchie officielle, sans que les principes aient évolué et surtout sans que les relations entre ces modèles aient été clarifiés.
Et si l’arrivée des réseaux sociaux virtuels, en exposant la réalité et la richesse de relations internes à une entreprise, permettaient à son organisation de passer un cap ?
Le réseau social peut-il être le deuxième OS de l’entreprise ?
Un réseau social est en ensemble de nœuds (des personnes ou profils) reliés entre eux par une ou plusieurs interdépendances. Dans l’entreprise, le réseau social permet de relier entre eux les collaborateurs de l’entreprise, à partir des interdépendances permises par l’entreprise (des liens d’amitié aux liens d’expertise l’univers des possibles est très vaste).
Un réseau social professionnel peut compléter et rendre plus efficace l’OS actuel de l’entreprise. En effet,
- Il rajoute une dimension dans les relations officielles de l’entreprise, qui sont aujourd’hui hiérarchiques ou fonctionnelles. Ces relations individuelles sont indispensables au bon fonctionnement d’une entreprise qui évolue d’une organisation fondée sur des positions à une organisation centrée sur des personnes (lire ici). Des lors, l’organigramme (représentation unidimensionnelle) ne peut-il être avantageusement complété par un social graph, que j’appellerai business graph ?
- Il rend explicite le besoin d’évolution des pratiques de management, à partir du moment où les relations hiérarchiques ne sont plus qu’une parmi d’autres (bien que restant la relation fondamentale);
- Il souligne aussi le besoin de travailler à l’évolution des modes de travail de l’entreprise. En effet, pour les mêmes raisons que précédemment, les pratiques de management ne sont plus suffisantes à fonder une culture d’entreprise. Un besoin de cohérence se fait sentir dans toutes les autres dimensions du collaborateur individuel : les façons d’échanger du savoir, les façons de communiquer en interne et en externe, …
Cette analogie de l’OS en vaut une autre. Son intérêt, à mon sens, est de souligner le potentiel des réseaux sociaux dans la conduite de la transformation des entreprises, indispensable à leur adaptation au nouveau contexte économique et social.
En poursuivant l’analogie, on pourra s’interroger sur la transformation que doivent engager quelques fonctions clé de l’entreprise. Chez nos clients, je travaille actuellement à la transformation des fonctions RH, communication et SI. Ce sera l’objet de prochains billets.


.

Buy:Seroquel.SleepWell.Female Cialis.Cozaar.Benicar.Lipothin.Amoxicillin.Zocor.Lipitor.Acomplia.Prozac.Lasix.Ventolin.Buspar.Zetia.Advair.Female Pink Viagra.Wellbutrin SR.Nymphomax.Aricept….
pregnancy http://pwirelessytlfn-t.ABABYCLOTHES.INFO/tag/pregnancy+furniture+Wood/ : Wood…
pregnancy…