Capital humain et image de marque
La véritable image de marque des plus grandes entreprises a toujours été portée par les collaborateurs qui les ont quittées. Aujourd’hui, alors que les réseaux sociaux professionnels offrent à chacun un espace de visibilité et d’expression d’une grande puissance potentielle, le lien entre l’image de marque et le capital humain va devenir fondamental.
La réputation professionnelle individuelle trouve déjà à s’exprimer dans ces nouveaux réseaux virtuels. Elle est liée à l’histoire professionnelle de chaque individu aussi bien qu’à ses contributions plus générales sur l’espace public commun. Cette réputation est donc intimement liée à la réputation de l’entreprise. Et, contrairement à ce qui était le cas jusqu’à aujourd’hui, la réputation de l’entreprise est liée à celle de tous ses collaborateurs, pas seulement de ses dirigeants, managers ou experts les plus brillants.
Les nouveaux moyens d’analyse des réseaux virtuels qui se mettent progressivement en place vont permettre une compréhension fine de la contribution de chaque entreprise au développement du capital humain de ses collaborateurs. Il semblerait que la gestion de l’image de marque doive changer de département, ou tout du moins, que la Communication Externe apprenne vite à parler avec la DRH.


Cette approche, et la question sous-jacente de la communication entre les services, est passionnante. J’ajouterai que la discussion DRH / Communication externe que tu préconises est une des pierres de l’édifice, d’autres doivent être posées. Tout d’abord, la communication interne doit se rapprocher urgemment de la DRH pour, comme tu l’évoques, donner à l’ensemble des collaborateurs cette fonction de porte-parole de la marque et que tous se fédèrent autour de messages cohérents. C’est ensuite, une fois que les fondamentaux sont posés et intégrés, que la communication externe entre en jeu, notamment pour veiller à cette uniformité. Quoi qu’il en soit, tu as raison, les fonctions communication de l’entreprise vont, ou sont en train de, subir une profonde mutation. Elles vont passer d’un rôle “autoritaire” de dépositaire de l’identité de la marque et donc de seul porte-parole autorisé à celui d’accompagnateur, de fédérateur de prises de parole démultipliées.