Transformer les usages dans les réseaux sociaux en usages professionnels, un avantage concurrentiel ?
L’utilisation des outils de réseaux sociaux dans le monde de l’entreprise en tant qu’outils professionnels est une tendance forte, et nous sommes nombreux à souligner le potentiel des réseaux sociaux dans l’entreprise, en termes d’innovation ou de productivité individuelle, par exemple. A titre d’exemple, ces (ici et ici) quelques outils qui transforment twitter pour l’entreprise ou le monde académique.
Cette transformation des usages sociaux pour les adapter au monde de l’entreprise est moins simple qu’il n’y parait. Et en effet, lorsque nous passons du réseau social ouvert, où nous échangeons avec des amis, vers les réseau social professionnel, dans lequel nous sommes censés travailler avec des collègues, il est important de s’interroger sur les comportements et usages qui sont transposables et ceux qui ne le sont pas.
C’est pourquoi, à notre sens, l’adoption de ces nouveaux outils ne peut se faire sans:
- Une vraie réflexion sur l’impact de ces outils pour l’amélioration des modes de travail collectif des entreprises,
- Une réflexion sur l’impact que ces nouveaux outils ont sur la culture existante des entreprises.
En termes d’adoption, ce n’est pas simplement d’usages qu’il est nécessaire de s’occuper. Ces nouveaux outils ont un très fort potentiel en termes de transversalité, et donc de remise en cause de certains échelons hiérarchiques ou de certains rôles (le rôle de courroie de transmission du management intermédiaire, pour prendre un exemple).
Dès lors, c’est d’une vraie remise en cause de l’organisation qu’il s’agit. Et nous sommes donc dans un projet de transformation, sans doute assez profonde.
Cette transformation ne concerne pas au premier chef les processus de l’entreprise, qui seront certes impactés, mais plutôt indirectement. Elle concerne les modes de travail individuel et collectif. Nous pouvons parler de l’arrivée de la collaboration comme nouveau paradigme de management, complémentaire à la hiérarchie.
Le potentiel en termes d’avantages concurrentiels à construire est immense, de même nature que celui qu’ont construit à d’autres époques certains grands groupes (GE, Allied Signal, Valeo, pour prendre quelques exemples) reconnus pour la qualité de leurs systèmes de management.


Merci Luis pour ce très bon résumé, des étapes à franchir dans la conduite d’un changement dont l’objectif serait de créer de la valeur avec le “capital talents” assisté des réseaux sociaux en mode intranet.. Cette création de la valeur “intra” devient une piste stratégique dans les marchés complexes en générales et ceux “atone de la demande” en particulier. Il y a de nombreux gisements de valeurs à réveiller au coeur des entreprises pour activer l’énergie des mots coopération, mutualisation et synergie. Les mêmes type de gisements de valeurs se retrouvent aussi dans les environnements des professionnels indépendants ou dans le monde des acteurs de la communauté éducative. Il y a de la valeur partageable dans l’espace transversale “inter relationnel” professionnels entre les services de l’entreprise, entre les entreprises et sur un même territoire (cluster).
Merci pour ce commentaire Eric. Je suis bien d’accord sur l’approche territoriale, que nous avons aussi développé avec l’Institut Boostzone. Il faut, pour une véritable approche territoriale, un investissement fort de la part de la collectivité locale concernée (de la même façon qu’un projet collaboratif en entreprise demande une implication forte de la direction pour réussir)