Talent Club » Technologie & travail http://www.talent-club.net Transformation collaborative, RH 2.0 et gestion des talents Sun, 05 Jun 2011 20:59:51 +0000 en hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.1.3 Google Buzz, la fin de l’enchantement et le retour de l’Entreprise http://www.talent-club.net/technologie-travail/google-buzz-la-fin-de-lenchantement-et-le-retour-de-lentreprise/ http://www.talent-club.net/technologie-travail/google-buzz-la-fin-de-lenchantement-et-le-retour-de-lentreprise/#comments Thu, 11 Feb 2010 18:49:01 +0000 admin http://www.talent-club.net/?p=760

Ne serions-nous pas en train d’arriver à l’année 2000 ? Rappelez-vous, mai 2000, l’explosion de la première bulle internet, le retour à la réalité pour tous les services de première génération du web, et le déploiement, lent mais sûr, des services internet et intranet par les grandes entreprises ?

Il y a deux jours, Google lançait Google Buzz (description assez complète en français, par Fred Cavazza), son énième essai de dominer le web social comme il domine la recherche et la publicité sur internet, pour contrer, selon certains, Facebook ou Twitter. Sans rentrer dans l’analyse du service ou la critique de la stratégie, certains points sautent aux yeux:

  • Google essaye d’utiliser sa base installée (internautes et entreprises utilisant Gmail) pour exister dans le monde social;
  • Google essaye aussi de fournir, au travers de Gmail, un service unique d’entrée dans le monde de la conversation, vers lequel convergeraient les flux mails, micro-blog, réseaux sociaux et qui rajouterait en plus une dimension locale avec la géolocalisation.

Je ne peux m’empêcher de me demander si Google n’est pas en train de nous refaire du Microsoft … Pourquoi cette question ? Le parallèle est frappant entre la stratégie de Microsoft de grandir en utilisant sa base installée Windows/Office et le mariage de Buzz avec Gmail. Ce qui est encore plus frappant est le parallèle que l’on ne peut s’empêcher de faire aujourd’hui entre Gmail et Outlook. Je ne suis pas avant tout un technologue, mais je crois comprendre que Outlook peut être utilisé comme un réceptacle pour tous les flux (RSS, sociaux, microblog, …) dans le monde Windows.

Pour Google, l’OS est dans les nuages et dans ce monde des nuages, Gmail remplace Outlook. Et, comme Outlook peut nous porter à donner la priorité à la “gestion de nos mails”, Gmail impose un usage qui, à terme, ne devrait pas faciliter la vie de l’internaute. En effet, l’intérêt du web social, de mon point de vue, était la multiplication de services simples (comme Twitter, Plancast, Foursquare, …) qui permettaient aux contributeurs d’inventer et développer de nouveaux usages; pour Twitter, nous pourrions même dire que le développement d’un nouveau langage était en marche, les fondements de sa grammaire (@, #, ff, …) émergeaient, les conversations prenaient place. Nous étions véritablement dans le développement de technologies sociales, au sens qu’Ollivier Dyens donne au mot technologie.

Avec Google Buzz, les internautes qui plongeraient dans cet accumulateur de conversations, séduits (trompés ?) par son apparente facilité, y perdraient la liberté de flâner et de construire. Flâner, entre les conversations, rebondir sur un Tweet, lire un billet, sauter vers un lien, se débrancher et approfondir un livre … Construire son propre bureau, choisir les onglets d’ouverture de son navigateur, les applications automatiques à l’ouverture de son MacBook, placer tout ceci dans un ordre cohérent avec le métier que l’on exerce, la passion que l’on vit, le rêve que l’on poursuit.

Avec Google Buzz, rien de tout ceci, la priorité revient au temps réel, à l’absence de réflexion (deep thinking), à l’absence de distance. Dans le web, la distance se mesure en onglets …

La priorité revient … à la productivité. Productivité dans la sphère sociale ? Evidemment : qui a dit que Google vise avant tout l’internaute ou le contributeur ? Après la pub, les revenus sont dans les budget SI des entreprises. C’est là, à mon sens, que se prépare à nous emmener Google Buzz.

Bientôt, entend-on de toutes parts, un Google Apps Store sera disponible, dans lequel les entreprises pourront faire leur marché pour construite une architecture d’entreprise dans les nuages, de l’ERP aux outils de communication et conversation … aux outils métier ? Nous verrons, mais ce qui semble sûr c’est que, ce que Microsoft est aujourd’hui capable de faire en interne avec Sharepoint, Google sera capable d’imiter demain avec … Google x ?

Du point de vue de l’internaute que je suis, Google me semble dépasser la limite … peut être est-ce une réaction contre une toute puissance difficile à accepter ..

Du point de vue professionnel, l’occasion me semble toute trouvée pour crier haut et fort le besoin pour l’entreprise de reprendre la main sur ce monde du web. L’entreprise, qu’en tant qu’entrepreneur j’ai tendance à défendre et à promouvoir, est la machine merveilleuse qui nous a permis de nous développer et d’arriver où nous en sommes. Il est temps qu’elle arrête d’acheter des logiciels et qu’elle reprenne son rôle d’éclaireur et d’architecte. Eclaireur vers une nouvelle croissance et architecte de nos espaces de travail.

A une époque où il est de bon ton (et souvent justifié) de décrier l’organisation taylorienne du travail et les limites actuelles de l’organisation de certaines de nos entreprises, il serait bon de recommencer à regarder vers l’avant. Le web 2.0 a été créatif. A l’Entreprise d’en utiliser le potentiel pour créer pour ses collaborateurs des espaces de collaboration et de travail qui répondent à une ambition et à une vision, et non pas à l’offre existante chez Microsoft ou Google.

Oui, il est urgent pour l’Entreprise de reprendre la main.

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Visibilité du talent et besoins de gouvernance http://www.talent-club.net/technologie-travail/visibilite-du-talent-et-besoins-de-gouvernance/ http://www.talent-club.net/technologie-travail/visibilite-du-talent-et-besoins-de-gouvernance/#comments Tue, 12 May 2009 12:19:11 +0000 admin http://www.talent-club.net/?p=650

C’est l’un des membres d’une communauté à laquelle je participe qui l’a souligné, dans tout média social, 1 % des utilisateurs créent du contenu, 10 % interagissent, 89 % ne font qu’observer et 100 % en bénéficient.

Les média sociaux sont un outil de différenciation redoutable. Quiconque est capable de publier de façon régulière des billets de bon niveau, intéressants, lus, suivis par d’autres collaborateurs, est de fait reconnu par la communauté. C’est déjà le cas dans l’entreprise. On pourrait donc soutenir que les média sociaux vont permettre une reconnaissance plus facile des talents clé des entreprises, ou des collaborateurs qui contribuent le mieux.

La réalité peut être tout autre: les collaborateurs capables d’exister dans les media sociaux ne font que mettre en avant leurs capacités dans ce nouveau type d’environnement. Cela les rend légitimes dans ce domaine précis, mais ne préjuge pas de l’ensemble de leurs compétences et aptitudes, notamment dans l’art difficile du management.

Utiliser les média sociaux comme l’un des moyens de la politique RH demande donc un investissement préalable important:

  • En termes de formation d’abord, pour donner à l’ensemble des collaborateurs d’une population (les futurs dirigeants, par exemple), la même chance d’exister dans ce qui devient un véritable nouvel environnement de travail;
  • En termes de construction de ce nouvel environnement de travail. Il est aujourd’hui insuffisant, à notre sens, de mettre en place une plate-forme collaborative pour espérer identifier les nouveaux talents. Un environnement de travail collaboratif résulte d’un processus de construction complexe, qui mêle les aspects de gouvernance, d’organisation et de développement d’outils informatiques.

Utiliser les média sociaux directement dans l’identification et la gestion du talent revient à donner une place prépondérante aux compétences de communication, d’un côté, et aux hypothèses fondatrices d’une plate-forme collaborative ou d’un réseau social de l’autre.

L’entreprise a besoin de définir sa propre stratégie en amont. Elle pourra ensuite fortement bénéficier de la capacité des média sociaux à promouvoir la collaboration et la contribution de ses collaborateurs.

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Micro-blogging, canal de communication – action http://www.talent-club.net/technologie-travail/microblo-communication-action/ http://www.talent-club.net/technologie-travail/microblo-communication-action/#comments Thu, 23 Apr 2009 15:56:11 +0000 Luis http://www.talent-club.net/?p=633

Un rapide échange avec l’un de mes clients me pousse à formaliser quelques idées et constats sur le micro-blogging dans le monde de l’entreprise

Le microblog (twitter, yammer, …) est un outil de messaging communautaire. Je dirai qu’il est au sms ce que le social software (plateforme collaborative) est à l’email.

Il permet un échange de messages très courts au sein d’une communauté définie. Sur le monde ouvert du net (par exemple, sur Twitter), les communautés peuvent être explosives en nombre de membres. Je pense que l’utilisation en entreprise est plus efficace si le nombre de membres est limité aux membres d’une communauté avec un objet et des modes de travail communs bien définis.

Il doit être envisagé comme un canal de communication continue entre les membres d’une communauté, un canal qui se défini de la façon suivante :

  • Communautaire, par opposition à mail ou téléphone qui sont prioritairement des canaux individuels ou, par extension, destinés à un nombre de personnes défini;
  • Précis et succinct, par opposition à mail, téléphone, blog, wiki, plateforme, qui permette des conversations plus élaborées et complexes. Le micro-blog, à mon sens, ne permet pas la conversation, mais seulement le questionnement et la réponse;
  • Il vise l’action et non pas la réflexion (“j’ai fait telle chose, ça semble intéressant, allez voir” ou bien “qui peut m’aider sur tel problème”);
  • Il se comprend en temps réel, c’est-à-dire que, contrairement au blog, mail ou wiki, la capitalisation ou l’archivage ne sont pas immédiatement utiles.

Il trouve donc son utilité dans la réponse à des problématiques qui demandent: un questionnement à l’ensemble de la communauté (on ne sait pas qui a la réponse), des réponses précises, qui peuvent être mises en oeuvre de façon immédiate.

Le micro-blog peut avoir un impact en termes de motivation (garder un lien continu et opérationnel pour des équipes délocalisées), en termes de productivité collective (accélération de la résolution de problèmes concrets, par exemple pour des équipes de maintenance ou SAV) ou en termes de management collaboratif (mode d’auto-organisation dans une équipe projet).

Chacun peut être membre de plusieurs communautés de microblogging et multiplier ainsi les cannaux de communication-action avec ses pairs, selon les sujets.  En dehors d’un moyen de prise de parole, un outil de microblog en entreprise est avant tout un moyen de travail collaboratif.

Un exemple que j’aimerais voir en action : l’utilisation d’un outil de micro-blog par une communauté de talent managers, lors de la réalisation d’une revue annuelle par l’un d’entre eux.

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Ma vie en ligne a changé avec Twitter http://www.talent-club.net/technologie-travail/ma-vie-en-ligne-a-change-avec-twitter/ http://www.talent-club.net/technologie-travail/ma-vie-en-ligne-a-change-avec-twitter/#comments Wed, 28 Jan 2009 20:19:50 +0000 Luis http://s193913876.onlinehome.fr/wordpress/?p=410

Assis à mon bureau, je me prépare à travailler sur une présentation que je donne chez Netexplorateur jeudi prochain, je rassemble mes affaires, mes pensées et quelques forces, et je regarde Firefox se lancer …

Gmail, Google Calendar, Linkedin, Facebook, Friendfeed s’ouvrent lentement, et je lance aussi Twhirl. JE suis assez fatigué, à ce moment de la soirée, et je me sens assez poussif intellectuellement.

Soudainement, je remarque un RT (retweet) de Bertrand Duperrin, qui parle de la façon dont Michael Arrington s’est fait cracher dessus aujourd’hui. Je lis son billet, qui me marque fortement.

Et je commence à réfléchir à l’impact que Twitter et ma jeune communauté dans cet environnement ont eu sur moi. En y réfléchissant, je me sens mieux, deux minutes après l’ouverture de mon MacBook opened, beaucoup mieux, mon niveau d’énergie a augmenté au contact de toutes ces personnes qui travaillent sur des sujets similaires, ou qui ne font que twitter sur leurs opinions, leurs amis ou ceux qu’ils font en ce moment (à l’instant, Andrew McAfee se demande si les dirigeants devraient s’intéresser au “cloud computing” et je réponds oui, évidemment).

Mon sujet ce soir est  “Management, mobile Technologies, stress and autonomy”. Le fait d’écrire ce billet, de penser à Twitter, me fait avoir une intuition: pour être véritablement autonome, il ne s’agit pas simplement d’apprendre à utiliser les bons outils; il est encore plus important d’être un membre de la bonne communauté, et à travers le bon média. Et, parallèlement, il me faudra aussi savoir changer de média, ou de communauté, ou d’univers, lorsque je changerai de sujet.

C’est de l’amélioration de notre mobilité intellectuelle et sociale qu’il s’agit ici, fondée sur l’usage des nouvelles technologies sociales et mobiles, et par cette fascinante facilité d’accès au “cloud”. Je ne crois pas que les entreprises aient encore appris ces usages.

Pour moi, Twitter est un lieu. C’est le lieu dans lequel je vais lorsque je travaille seul. Pas si seul que ça d’ailleurs. Je commence juste à m’en appercevoir, mais ce petit outil a changé ma façon de travailler. Pas cet outil: cette porte.

Et dr’ailleurs, pour ceux d’entre vous intéressés par Twitter, ne ratez pas cette suite d’articles sur le FastForward blog.

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Quel travail, quels talents, quel Google ? http://www.talent-club.net/technologie-travail/quel-travail-quels-talents-quel-google/ http://www.talent-club.net/technologie-travail/quel-travail-quels-talents-quel-google/#comments Fri, 13 Jun 2008 07:42:32 +0000 Luis http://s193913876.onlinehome.fr/wordpress/?p=432

Encore une fois, Nicholas Carr nage à contre-courant. Son article sur Google et l’intelligence (Is Google Making Us Stupid), est surtout une formidable ouverture à toute une série de commentaires (allez voir son blog !) qui disent en substance la même chose : nous ne savons plus lire un livre ! surfer le web 2.0 nous rend différents ! que sommes-nous devenus ?

En fait, nous ne savons pas très bien où nous en sommes. Ces évolutions technologiques et sociales qui s’accélèrent nous mettent sous pression : il faudrait lire, surfer, blogger, twitter, jouer, répondre sur des forums, contribuer à des blogs, lire wikipedia, …, et arriver malgré tout à avoir une véritable activité professionnelle, une vie sociale et une vie personnelle ! Dur. Mais pas impossible.


Voilà où nous en sommes (l’image est utilisée par Dominique pour parler de l’état du savoir sur les réseaux sociaux…) ! Au tout début de quelque chose, mais sans savoir très bien ce qu’est ce quelque chose et ce qui arrive derrière.

J’ai deux convictions par rapport à cette vague (sociale) ou à cet iceberg:

  • C’est une bonne idée d’essayer, de tester ces nouvelles formes de communication. Ca permet de suivre les évolutions. Mais je me rappelle aussi que l’évolution des usages est postérieure à l’évolution des technologies. Je suis assez persuadé que la génération qui arrive va trouver les bons usages pour cette foule de nouveaux moyens de communication et collaboration;
  • Ce moyens de communication offrent un grand potentiel aux entreprises. Un potentiel d’ingénierie en termes de travail et de formation qui est l’un des fondements de leurs avantages compétitifs à l’avenir.

Je m’explique sur le deuxième sujet. Les différentes formes de lecture/pensée dont parle Carr sont pour moi utiles dans des contextes et pour des utilisations différentes. On doit être capable d’être un bon blogger sans pour autant perdre sa capacité à lire (d’ailleurs, Carr lui-même doit encore se rappeler comment lire pour être capable d’écrire ses livres).

Disposer de cette diversité de compétences complémentaires est une richesse pour une entreprise dans une économie du savoir. Il faudra simplement pouvoir “organiser” le travail entre l’analyse de données, la diffusion d’informations, la recherche d’expertise, la résolution de problèmes, l’exercice de créativité, l’exercice de créativité collective ou brainstorming, … Et on voit bien que les outils que nous apprenons (peut-être lentement?) à utiliser aujourd’hui, vont nous être très utiles pour devenir meilleurs dans l’exercice de ces nouvelles compétences.

Les directions des ressources humaines ont à mon sens une vraie mission dans le contexte actuel: s’approprier et diffuser ces outils de travail (individuel et collectif) puis organiser le travail de leurs collaborateurs, pour une meilleure efficacité collective. Et ils seront obligés, pour réussir, d’organiser aussi le développement et la formation de leurs collaborateurs dans ces domaines.

Si je parle de mission, c’est pour deux raisons. Première raison, les modalités d’utilisation collective de ces nouveaux outils seront des éléments importants de la culture d’entreprise. Mission donc de préservation ou renforcement de leur culture, mais aussi de construction d’un avantage compétitif.

Deuxième raison, la diffusion de ces outils est rapide, comme nous le voyons. Il existe un risque certain de cassure professionnelle entre ceux qui sauront utiliser ces outils et les autres. Mission ici d’information auprès de leurs collaborateurs.

Et n’oublions pas. Tous ces nouveaux services ou moyens de communication ne sont que des outils, c’est-à-dire des instruments auxquels on donne sens en les utilisant. Google est un outil. Ce que je ne sais pas encore c’est, est-ce un outil individuel (un outil de recherche) ou un outil collectif (un outil qui favorise la réflexion collective) ? Pour l’entreprise, le risque à investir rapidement ces nouveaux terrains, sans avoir bien défini les conditions d’utilisation, est faible, car, à l’avenir, elle devra déployer des outils de travail individuel aussi bien que des outils d’intelligence collective.

Elle peut laisser aux Ressources Humaines le soin de donner un sens à ces nouveaux outils collaboratifs.

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